Alerte rouge!
Vous êtes là le soufle coupé, au point que vous ne savez pas comment réagir. Votre amie vient d'apercevoir un insecte inoffensif à quelques centimetres d'elle et sa réaction s'apparente à de la panique. Vous badinez, vous êtes même moqeur; vous ne devriez pas!
Saviez-vous que 6% des adultes souffrent d'anxiété généralisée,qu' ils s'en font pour tout et pour rien et qu'ils transforment facilement les soucis quotidiens en scénarios catastrophes? Saviez-vous que 2% de la popuplation adulte subissent des attaques d'angoisse brutale et violente sans préavis? Saviez-vous qu'au moins 10% de la population adulte est affectée par un certain nombre de phobies, comme l'agoraphobie, la peur des insectes et des animaux, la peur de l'eau, la peur des piqures, celle des prises de sang, la peur du vide, la peur des ascenseurs et d'autres les plus insoupçonnées? Saviez-vous que 3% de la population souffrent de troubles obsessionnels compulsifs et qu'ils sont du nombre des cas patologiques propres à l'anxiété?
J'ai connu les obsédés de la mort au point qu'ils sont incapables d'assister aux funérailles de leurs proches; j'ai connu les vérificateurs qui s'assurent cent fois si la porte d'entrée ou de l'auto est belle et bien fermée; j'ai connu les obsédés de la propreté qui se lavent les mains cent fois par jour; la vie de tous ces anxieux n'est pas facile et celle de leur entourage en est perturbée énormément! Pour bien réagir et nous predisposer à être des bons supports pour les anxieux, il faut savoir comment les choses se passent dans les centres de contrôle. Nous sommes devant des réactions émotives, mais pourquoi elles sont si exagérée et incontrolables? Ces émotions suivent un circuit précis: l'environemenr envoi d'abord par les organes sensorieles les informations au cerveau; ces informations sont ensuite analysées par le cortex cérébral et par l'amygdale cérébrale qui est la zone carrefour de nos émotions,zone extrêmement réactive chez les personnes anxieurses. C'est donc l'amygdale qui sonne l'alarme de la peur, comme un système d'alarme dans une maison. Mais retenons ceci: chez un sujet normal le processus cérébral dont je viens de parler,se met en marche à partir du moment qu'il y a un problème réel et attire ainsi l'attention sur un risque éventuel. Mais chez certaines personnes ce système est mal règlé et lance des signaux en l'absence de tout danger en déclanchant ainsi un état d'anxièté pathologique. Dès que ces signaux se manifestent surgissent deux réactions possibles, soit ils déscendent vers le tronc cérébral provoquant alors , suite à une forte sécrétion d'adrénaline, l'appartion de symptomes physiques très désagréables ( palpitations cardiaques, traspiration, tremblements, fourmillement, vertige,etc....), soit ils remontent vers le cortex et se mettent à affoler l'intélligence et donc à faire croire à l'anxieux qu'il existe un véritable danger.
Que ce soit dans des formes graves ou non, ces anxieux apprennent à vivre avec un handicap qui parfois affecte leur existence familiale, professionnelle ou sociale normale. C'est pourquoi c'est bien ici que notre rôle devient important. Notre bon jugement nous dira si nous devons diriger la personne anxieuse vers les professionnels, capables aujourd'hui de traiter les anxiétés de tout genre. Et si cela ne s'avere pas nécessaire nous pouvons au moins exercer la compassion, la patience, la compréhension et donner le support moral à des êtres qui nous tiennent à coeur.
Masfrakal