La pollution des reliques
La religion catholique aurait besoin non seulement d'un grand coup de balais, mais d'un ménage à fond qui la débarasserait de tout ce qui la pollue à commencer des textes bibliques apochriphes et sans fondement, en continuant avec les traditions moyenâgeuses qui n'ont rien à voir avec la foi, ni avec les temps modernes, jusqu'àu nombreux cultes payens qu'elle favorise dans tous les pays sois-disants catholiques.
Mais parmi les nombreux objets de "foi", dont elle devrait se débarasser, ce serait les reliques qui polluent les temples. À ce sujet l'Église catholique a beaucoup à se reprocher en ce qui concerne le fait de cacher,manipuler ou déformer la vérité.
Je serais compréhensif que les fidèles tiennent à vénérer après sa mort ce qui reste du corps d'un saint, ainsi que les objets lui appartenant, car les hommes dans toutes les religions et dans toutes les cultures ont toujours vénéré les reliques. Mais de là à en faire un commerce éhonté, comme cela s'est passé au moyen -âge, ou à encourager la vénération des fausses reliques qu'on retrouve dans les sanctuaires catholiques, ou en tirer les avantages économiques reliés à ces pratiques, alors là je ne vois plus des manifestations de foi,mais du pur obscurantisme et du mercantilisme.
Le tout a commencé avec la mode des pelèrinages. Pas tous les chrétiens avaient les moyens de faire un pelèrinage; alors celui qui y allait rapportait une relique aux siens pour qu' ils bénéficient des prodiges de la relique du saint. C'est ainsi que ceux qui allaient à Rome rapportaient une quantité de reliques dans leur familles et dans leurs villes. Au sixième siècle, par exemple, les pelèrins rapportaient de Palestine des ampoules d'huile sacrée. Ceux qui allaient au Mont Saint Michel volaient les pierres autour su Sanctuaire pour les rammener dans leurs villages comme reliques. Tandis que les patriarches de Jérusalem comblaient les pelèrins d'innombrables reliques, comme cet abbé Richard de St. Vannes que lors de son pelèrinage en 1026 -1027 arriva dans son abbaye chargé de reliques reçues ou trouvées à Jérusalem et les alentours. Ce fut ainsi une éclosion incontrolée de ce marché qui se révèle structuré et lucratif. Ecclésiastiques comme civils virent dans les reliques une manne pour s'enrichir; ils achetaient tout, sans se soucier si le reste d'un corps où l'objet qu'on leur préposait était authentique. Les Conciles de Poitiers et de Latrau ne réussirent pas à contenir cette vague mercantile.l
Résultat de tout cela? Il y a trois corps de Sainte Madeleine dans trois églises de France, les trois revendiqués comme authentiques. Les épines de la couronne et les habits que le Christ portait lors de la crucifixion sont disséminées dans de nombreuses église d'Éurope. Au lieu de trois ou quatre clous on en retrouve 32 qui sont vénérés; et il y a tellement de morceaux de la sainte croix que le chercheur Mark Twain affirme qu'on pourrait y construire un bateau de guerre. On dénombre deux crânes authentiques de Saint Pièrrre à Rome, un dans la crypte de la basilique St. Pierre, l'autre à St. Paul hors les murs; à la fin du Vème siècle on dénombrait 12 têtes et 60 doigts de St. Jean, 15 bras de St Jacques, trois corps de St. Georges, 6 mamelles de Sainte Agathe.......etc.......etc.........
Depuis l'Église a tenu plusieurs Conciles, mais elle n'a jamais voulu faire le ménage de sa maison. Encore aujourd'hui elle encourage les chrétiens à vénérer le Saint Suaire de Turin, la Maison de Nazareth transportées par les Anges en Italie, le sang de Saint Janvier à Naples. Encore aujourd'hui elle encourage le mercantilisme des sanctuaire de Lourdes et de Fatima, ainsi que centaine d'autres sanctuaires disséminés en Éurope et ailleurs. Voilà une manière de garder l'emprise sur les peuples de la terre.
Ne faudrait-il pas à l'Église des réformateurs courageux?
Masfrakal