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Publié le jeudi 24 avril 2003

[ Jeudi 24 avril 2003 ]

Les "ismes" étouffent la foi

Ce bon curé de campagne qui était fondamentalement le Pape Jean XXIII a redonné un souffle de vie, riche d'espoirs, à l'Église du XXème siècle.  Il a lancé le concile Vatican II pour permettre à l'Église de se renouveler.  En effet cette institution souffrait d'une sclérose généralisée.  Elle ne faisait plus partie de ce monde moderne depuis un temps déjà.  Son "rigidisme" éloignait les fidèles de la pratique religieuse et son dogmatisme comdamnait tout humanisme et raison. Elle vivait littéralement dans l'esprit et les pratiques du Concile de Trente (1545-1563) sans mettre à jour sa doctrine et ses pratiques qui étaient tout simplement le reflexe de la lutte à la réforme protestante.

Les chrétiens ont été témoins de certains changements, comme la réforme liturgique et l'introduction des langues vernaculaires dans les cérémonies religieuses, mais fondamentalement l'Église n'a pas abordé les problèmes de fond pour ramener les fidèles dans les églises; ni renoncé à ses pouvoir pour favoriser l'unité de tous les chrétiens; ni réformé la morale pour une humanité qui veut vivre sa foi selon les Évangiles uniquement et non pas sur la Tradition, carcan nuisible au développent de cette foi. Cette Église ne fait que developper ou axerber des réflexes, un style, une démarche intellectuelle et un mode de fonctionnement qui la mettent en conflit avec le monde, même chrétien, d'aujourd'hui.  En attendant il faut renoncer à ce qui dans l'organisation écclésiale et dans la doctrine qui  relève toujours des réflexes les plus contestables de la Contre-Réforme, elle suscite le  Renouveau Chrétien. "L'aggiornamento" de Jean XXIII n'a pas eut lieu!

Et nous voilà qu'au seuil de ce XXIème siècle nous retrouvons encore dans l'Église très forts les vents du dogmatisme et du traditionalsme, de l'anti-modernisme et du cléricalisme, du centralisme, du moralisme et du juridisme qui empêchent l'épanouissement ou l'éclosion de la foi .  Le magistère  de l'église romaine doit reconnaître avant tout que le christianisme n'est pas une doctrine ou une croyance ou une conviction ou encore une observance, mais qu'il est avant tout foi, espérance et charité, source de vie. La Vérité peut être aussi absolue qu'on voudra,  la connaissance que nous en avons ne l'est pas; peut être inspirée tant qu'on voudra, elle est contingente à nos modes de pensée; et cela est une évidence historique qui n'épargne pas le dogme. Il est donc essentiel que la hiérarchie reconnaisse la légitimitée de la fois vivante et qu'elle se mette à son écoute. 

Ce même magistère romain doit cesser de donner de l'importance à la tradition.  Les sources de la foi ce sont surtout les Évangiles. Alors quand la magistère s'accroche au passé,à l'histoire pour défendre ses doctrines et ses décisions, elle fait fausse route.  En plus elle appuie sa doctrine sur l'infaillibilité pontificale qu'elle a mis en place récemment.  L'église elle est presente dans les communautés chrétiennes du monde entier lesquelles ont le droit de penser et exprimer leur foi.  C'est ces commuinautés que Rome doit apprendre à écouter et encourager, puisque la tradition fait partie du passé et le passé n'est pas toujours source de vie pour le présent. C'est ce même esprit "traditionaliste" qui empêche les autorités romaines à avoir de l'ouverture pour des idées nouvelles qui pourraint rajeunir l'église: je pense au mariage des prêtres, l'ordination sacerdotale des femmes, l'utilisation des contraceptifs, l'égalité des sexes, la reconnaissance des homosexuels, l'acceptation des divorces,l'abolition de la confession, l'abolition du culte exagéré des saints, l'abolition des objets et des lieux de superstition qui sont les reliques et les sanctuaires, l'abolition de rituels moyenageux, l'abandon des richesses innouies qu'elle possede, la remise de beaucoup de pouvoirs aux laics chrétiens, la réforme de la structure hiérarchique et mille autres choses qui sont tout simplement dépassées et en plus nuisibles à la foi.

Le jour où la curie romaine, les évêques et le clérgé se dépouilleront de leur privilèges et de leurs titres, le jour où la structure de l'église sera réduite à la plus simple expréssion, le jour où la morale sera remise à la conscience des individus croyants, le jour où la curie renoncera par son Droit Canon à juger les gestes et faits des fidèles, le jour où la Congrégation de la foi sera abolie pour donner aux penseurs chrétiens la liberté de s'exprimer sur la foi, le jour où l'église fera place à science porteuse de jours meilleurs pour l'homme, le jour où la foi et la vie de l'église sera nourrie par la base, ce jour pourrait être considéré comme le jour du retour aux sources et au message des Évangiles.

Em attendant il reste l'espoir pour les croyants.

Masfrakal

[ publié par arxkalena le 2003-04-24 09:47:04 ]

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