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[ Mardi 23 septembre 2003 ]

Vieillir en harmonie,pas facile.

Je vous avais déjà sensibilisés à certaines  problématiques du vieillissement.  J'avais, surtout,  parlé de l’impact des facteurs économiques sur la vie du retraité vieillissant. Depuis le gouvernement à légiféré pour s’approprier des surplus des caisses de retraite qu’appartenaient aux retraités. Ceux-ci ont eu beau s’organiser, se défendre, faire des pressions, l'epée de Damocles a fini par tomber sur leurs têtes et leur futur est devenu pour eux plus incertain,car leurs revenus ont été affectés sensiblement.
 
 Cette fois ci, je veux vous parler des facteurs d’ordre psychologique qui peuvent affecter les retraités. Vous le savez, notre société moderne est caractérisée par une forte ségrégation des divers groupes d’âge.  Chaque groupe a sa place face aux rôles, aux fonctions et aux institutions qui lui sont attribués : école, travail, retraite. La fin de la vie de travail productif, salarié, structuré, rappelle à la personne âgée que dorénavant il devient responsable de la gestion de son temps social, qu’ il a à prendre en charge son autonomie, et que cette nouvelle période de vie, sera la dernière de sa vie.   Si le retraité ne s'est pas preparé à cette période de grand changements de sa vie, il en est affecté psychologiquement. 
 
En fait cette nouvelle vie devient pour beaucoup de personnes âgées cause de peurs, d’angoisses, et de replis sur soi.  Déjà l’arrêt brusque de la vie de travail dictée par des activités corporelles répétées peut engendrer des malaises,des désordres physiologiques et psychologiques.  Quelque temps après l'abandon du travail, le retraité peut remarquer une diminution de ses capacités physiques, et à cause de cela il peut refuser tout engagement, toute ouverture à l’organisation d’une nouvelle vie sociale.  Et souvent en voulant attribuer tout cela au viellissement, il s'éloigne de la société et plonge dans un grand isolement intérieur.  Vous devez en connaître comme moi des retraîtés qui après avoir abandonné le travail, ne sachant pas s'intégrer à leur nouvelle vie,tombent dans un état dépressif. 
 
Comment prévenir cette décheance psychologique?  Premièrement il est très important pour le futur retraité de prendre conscience bien à l’avance de ce qu’il l’attend à la retraite. Les quelques jours que l’employeur lui offre pour le renseigner sur la retraite et ses droits de retraité, sont supeficiels et ne le prépareront  pas à sa retraite. Pour bien se préparer à la retraite le retraité doit lire beacoup sur le sujet. Il doit s’informer sur les changements physiologique et psychologiques pour savoir des années à l’avance comment se transformera son corps, comment se transformeront ses facultés spirituelles, et comment les activités de tout ordre seront bénéfiques au vieillissement.   En plus le retraité peut suivre des cours dans plusieurs Cegeps et Universités destinés aux adultes qui l'aideront à comprendre ce grand changement de sa vie.  Negliger ces choses et croire que l'on peut faire face tout seuls à cette période importante de la vie, c'est aller presque de manière certaine vers l'échec et manquer le bonheur d'une grosse tranche de la vie.
 
Peut-être que vous êtes encore loin du jour de la retraite, et pourtant vous faites déjà beaucoup d'efforts pour vous assurer des revenus satisfaisants pour passer vos vieux jours à l'aise.  Et si vous consacriez autant d'éfforts  pour vous preparer une retraite en santé physiquement et psychiquement ? 
 
Masfrakal

[ publié par arxkalena le 2003-09-23 11:32:55 ]

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[ Mercredi 17 septembre 2003 ]

Pouvoir et corruption

 

Jugement d'hérétiques

Il n'y a pas de pouvoir qui  ne soit corrumpu et l'Église catholique n'échappe pas à cette règle.  En voulant conquerir et convertir  le monde à sa foi, elle s'est exposée à cette tare propre à tous les pouvoirs.  Dès les premiers siècles de son histoire, elle s'est fait prendre au piège et pendant vingt siècles elle n'a jamais réussi à rester indemne de la corruption.  La presque totalité des chretiens d'aujourd'hui ne connaissent vraiment pas  la conduite malsaine de l'Église dans l'exercice de son pouvoir au cours de son histoire, autrement ne suivraient pas aveuglement sa doctrine et son autorité.

La première erreur de l'Église fut de se laisser prendre au piège lors de la conversion de l'empereur Constantin au christianisme(312).  C'est à ce moment là qu'elle a compromis son avvenir,car en acceptant des relations politiques avec le pouvoir romain, elle compromettait le sien, le spirituel.  Quand l'empereur a promulgué l'édit de Milan qui autorisait le culte du dieu unique chrétien,elle a accepté les suites: les persécutions des paiens, l'interdiction du proselitisme des Juifs, la separation de la Pâques chrétienne de celle des Juifs, la destruction des temples existants, la mise en place des premiers bûchers pour les recalcitrants.  Elle accepta tous les changements que l'empereur fit au droit romain (326) pour qu'il reflète les fondements de l'idéologie chrétienne.  Or nous connaîssons la sévérité de ces lois vis à vis des femmes, vis à vis des ésclaves et des concubins et qu'opprimèrent toutes les classes faibles de la société romaine. 

Peu d'années après l'Église se senti tellement forte qu'elle se permit même la violence pour affirmer sa doctrine. Que fit-elle quand l'empereur Julien rétablit la liberté de religion dans l'empire(361)?  Elle se lança dans des provocations et la violence :les chrétiens profanent et puis incendient le temple de Daphné près d'Antioche où l'empereur résidait; ils sabottent la recosntruction du temple de Jérusalem; détruisent le temple de la Fortune à Cesarée.  Et sous Théodose qui leur redonne pleine et entière liberté dans l'empire, ils l'appuis à cent pour cent dans la persécution des hérétiques et des apostats. Les chrétiens, Évêques en tête, se crurent tout permit. Prenez ce Cyril (aujourd'hui saint et docteur de l'Église) qui excite les sentiments antisémites diffus parmi les chrétiens de sa ville et qui fait bruler leur synagogues, en les chassant de la ville.  Prenez la mise à mort, à Alexandrie, d'Hypatia, une femme mathématicienne de renom; prenez la destruction des livres paiens et les efforts faits pour faire disparaître toute trace de culture, comme ce Grégoire I, pape, qui outre la grammaire, il décourage ou interdit l'enseignement de la culture gréco-romaine en général, y compris les langues, la science, la philosophie et la mythologie.

Le moyen-âge (VII-XIV) fut une periode terriblement triste, car l'Église avait réussi à avoir le plein contrôle sur le monde occidental.  Ce fut une période de noirceur pendant laquelle on laissa le peuple dans l'ignorance, on lui cacha les vérités révélées, on lui interdit la lecture de la Bible,  on continua à poursuivre  et bruler les hérétiques, et les sorcières, et on institua l'inquisition, le célibat des prêtres, le caractère obligatoire du mariage avant  toute rélation sexuelle.  Les Évêques devinrint des princes et des Princes des Évêques.  Les autorités écclésiastiques bâtirent leurs armées pour défendre leurs terres et leurs avoirs.  Les pouvoirs politiques et religieux marchèrent main dans la main pour agrandir ou solidifier leur pouvoirs respectifs.  Vous souvenez vous de l'empereur chrétien Charlemagne?  Il demanda aux Saxons de se convertir au christianime en leur proposant le choix suivant: se convertir au catholicisme, ou avoir la tête coupée. Plusieurs dizaines de milliers de têtes tomberent, avec la bénédiction de l'église et les prêtres présents participerent au jeu de l'empereur.

Vous souvenez vous  des croisades?  Elles aussi furent le résultat de l'appétit de Rome qui voulait se réapproprier des lieux saints.  Elle trouva tout l'appuis des États qui avaient là l'occasion de s'enrichir et occuper des nouvelles terres.  Voulez vous d'autres exemple?  L'immoralité  des clercs chrétiens scandalise de plus en plau les fidèles; alors ils fondent  de nouvelles communautés alternatives appelées Églises Vaudoise et Albijoise. Que fait le pape Innocent III? Il lance un appel à la croisade contre eux et fait tuer des milliers de personnes.  Les autres maîtres des pays éuropéen font comme le pape, ils promulguent des lois qui permettent de pourchasser tout hérétique et de les bruler vifs. Un dernier exemple des comportements pervers de l'église romaine? Jusqu'en 1231, la tâche de découvrir, démasquer et punir les hérétiques était du ressort des évêques. Mais avec le temps, cette tâche devient trop lourde pour ces bergers du bon peuple chrétien, qui ont tant d'autres lourdes tâches à assumer. Le pape décide donc de créer une institution séparée, composée de moines, qui aura le temps et les moyens de se consacrer uniquement à l'éradication de l'hérésie et de la sorcellerie: l'inquisition. L'inquisition, au cours de son histoire, brûle plus de 1 million de personnes, essentiellement des hérétiques, des juifs et des musulmans convertis au christianisme et des "sorcières".  La seul exception dans cette institution barbare, celle dirigée par les rois d'Espagne qui ont les mains libres de faire ceux qui veulent pour pourfendre les chrétiens suspects d'héresie.

Les siècles suivants se sont fait remarquer par autant de barbarie de  la part de l'Église ou des états chrétiens, car désormais un principe était acquis, c'est à dire, que la vérité et le salut ne se trouvait que dans l'Église Catholique et que tout ce qui venait du déhors il fallait le combattre.  Les princes allemands ne se firent pas prier pour l'appliquer.  Penadnt  30 ans les très catholiques souverains Habsbourg forcent à la conversion leurs sujets protestants de Bohème, déclenchant la plus grande guerre que le continent européen ait connu jusqu'alors. La population de l'Allemagne est réduite de moitié et de nombreuses villes sont dévastées.  Et notez que les protestants qui se sont installés dans plusieurs régions d'Éurope sont aussi zélés que l'Église catholique pour  se débarasser des "infidèles".

Au XVème siècle l'éurope semble vouloir sortir de la période de la noirceur, mais il en est rien pour l'Église catholique. En 1415 Jean Hus,reformateur de l'Église catholique, est brulé vif lors du Concile de Constance. Pendant les trois siècles qui suivent l'Inquisition espagnole demarre (1478) à pleines vapeurs les persécutions sur son territoire et le nouveau continent et elle ne lachera pas pendant les trois siècles qui suivront.   En 1492 les Juifs sont expulsés d'Espagne.  Entre 1566 et 1572 le Pape Pie V se fait le grand justicier d'éurope; il chasse les juifs de Rome et, pire, en 1568, le Saint pape donne donc l'ordre à Philippe II, Roi d'Espagne et des Pays-Bas, de procéder à l'extermination de l'ensemble de la population. Combien de personnes mourront suite à la sentence papale ? Il est difficile de l'estimer.  Pour quoi cela?  Parce que tout simplement depuis quelques années, les habitants des Pays-Bas ont adhéré en majorité aux doctrines de Luther.  Ajoutez à tout ces faits les guerres de religion en France (1547-1593); ajoutez les conversions forcées des indiens de Pueblo(1598), la condamnation à mort de Giordano Bruno à Rome(1600) et du philosophe Lucio Vanini(1619)  et le proces de Galilée(1633).

Des idées nouvelles au XVIIIème siècle feront leur chemin,enfin, dans toute l'éurope et finissent par revendiquer la liberté de pensée et d'expression.  La révolution française propagera ses principes partout.  La fin du pouvoir politique des Papes  et du catholicisme s'annonce proche.  Le Pape Pie IX publie le Syllabus (1863) en condamnant totes les erreurs de la pensée moderne, il menace(1871) d'excomunication toute personne qui participerait à une quelconque élection de l'état italien, qui est défini comme étant "diabolique", car il avait privé les papes de leur état séculier.  Mais  il n'y a plus rien à faire, L'Église de Rome devra se contenter de son pouvoir moral dèsormais.

Depuis l'Église de Rome, pour s'assurer encore du pouvoir dans le monde,  a créé ses Nonces apostoliques et ses missions diplomatiques et s'accoquines avec les dictatures.  Elle ne se genera pas de soutenir activement la montée des totalitarismes en Europe ou ailleurs, (Autriche, Allemagne, Italie, Espagne, Amerique Latine) et de défendre leurs crimes dans plusieurs cas, ou encore de renoncer à les dénoncer dans d'autres cas.  Vignt un siècles de pouvoir politique absolu laissent des traces profondes et il ne semble pas encore proche  l'heure où cette institution y renoncera pour de bon.

Masfrakal

[ publié par arxkalena le 2003-09-17 20:12:47 ]

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[ Vendredi 12 septembre 2003 ]

Un sens aux voyages.

Quelle résonance incroyable, forte, profonde, émouvante suscite le mot "voyage" dans mon esprit!  La résonance réveille en moi les mots espace, évasion, nature, art, culture, peuples, idiomes, folklore, humanisme, fraternité, communication, liberté, avec toutes les richesses cachées et vivantes en chacun d'eux.  Quoi d'autre, par ces richesses vivantes, peut mieux susciter et entretenir les rêve, mes rêves! 

La planète terre, mère de mes rêves, s'installe en moi et, sans ralentir sa course, dévoile et déroule, juste pour moi, toutes ses beautés, pour me séduire, me fasciner et me combler.  Je sens vivantes en moi ses montagnes à la voix irresistible m'inviter à les gravir pour en explorer, sous toutes les latitudes, la flore cachée. J'entends les sons des vagues toutes proches, des plus douces aux tonitruantes,ceux des mers intérieurs aux coleurs laitteux et ceux des mers vertes,transparentes, d'Océanie et des Caraibes.  J'entends à mon oreille la musique des langues connues et inconnues, accompagnée des pas de danses, dont le rythme remonte au fond des temps, m'attirer dans leurs rondes.   Je vois défiler à mes yeux un nombre incalculable de pleuples, ceux du nord et ceux du sud, leur villes et leurs villages, et m'offrir le genie de leur savoir faire depuis des millénaires.  Conqui par cette générosité désintéressée, la planète me gagne de ses charmes irresistibles, de sorte qu'après les rêves,  je m'abandonne à ses charmes et je pars en voyage. 

Je pars alors vers ces terres civilisées par les grecs ou vers celles de leurs descendants. Je pars vers ces terres du vaste empire romain  ou leurs marques sont encore omnipresentes.  J'explore ces contrées civilisées et unifiées par les rois de France ou la puissante Albion.  Ou encore je m'amene sur ces rivages conquis par cette Espagne-effemère-,affamée de richesses et obsedée par la conversion des indigènes.  Je vais à la rencontre de ces Vikings qui ont fait la loi dans les pays bordants la mer du Nord et la Baltique.  Je m'approche de ces contrées d'Afrique et du Magreb qui me déroutent et fascinent à la fois par leur exotisme et leurs mystères.  J'ose aussi parfois m'aventurer dans une civilisation encore jeune et immature, du continent nord américain, née de la rencontre de dizaines de cultures differentes.  Mais à chaque fois que je pars ou repars vers des lieux marqués par le passé ou le present, c'est des civilisateurs et des visionnaires de l'humanité que je revois, ou des batisseurs de l'humanité de demain que je rencontre. 

Et cela n'est pas tout, car cette planète me vivifie par sa beauté.   Comment ne pas rester éblouis  devant ses merveilles intemporelles et nouvelles à la fois ?   Je me laisse, donc, transporter par elle sur la mer du passage interieur vers l'Alaska, ou aux sommets des Alpes et des Apenins Italiens.  Je me laisse bercer par la douceur des campagnes danoises ou des collines toscanes.  Je m'abandonne à la contemplation des mers turquoises du sud ou des sables ondulés du Sahara.  Je respire à profusion les parfums des conifères dans les sentiers des forêts québécoises.    Je m'emeus devant la flore à 3000 metres d'altitude ou devant le lichen du massif laurentien.  Que de merveilles defilent devant mes yeux partout où ils se posent!  J'ai un seul regret, celui de ne pouvoir saisir toute cette beauté, trop vaste et trop éblouissante.  Peut-on saisir le monde dans sa totalité, sa perfection?

Les voyages nous emerveillent à chaque fois, car nous révelent les inconnus de la planète et de ses habitants, ils nous font communier aux hommes et aux choses; mais ils nous rappelent avant toute chose que nous sommes les enfants de cette planète; et qu'elle mérite admiration et respect.  Les voyages sont aussi le symbolisme d'un long "voyage intérieur", de cette révelation progressive et sinueuse de mon moi "enfoui, profond,inconnu et mysterieux" à moi-même.  Mais alors, comment dire, écrire ce voyage?  Où trouver les mots justes et vrais pour cela?  Est-il possible d'exprimer ces moments où, l'espace d'un instant, on saisit la vrai réalité en soi et sur soi, moments non contrôlés, illuminés et insaisissables souvent, où l'on est seul entre les mondes qui nous sont révélés?  Ai-je en moi le pouvoir d'exprimer la vraie réalité de ce voyage intérieur?   Toute une vie n'auront jamais le plaisir d'avoir saisi ce voyage!

Masfrakal

[ publié par arxkalena le 2003-09-12 12:06:28 ]

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[ Mercredi 10 septembre 2003 ]

Misère cachée de l'Église

Justice

Pendant des siècles l'Église catholique a littéralement possedé l'âme et la vie du chrétien.  Ce fut une periode de terreur et de peurs.  Du haut de la chaire,dans le confessionaux,dans les écoles, dans les monastères et les institutions religieuses,sur les places publiques, le clergé n'a fait que prêché  sur le péché, la mort, le purgatoire,l'enfer, le demon, les peines et la condamnation éternelle.  Ça été la culture avec laquelle elle a instruit les fidèles dans la foi.  De sorte que des millions d'êtres humains trainent, encore aujourd'hui, dans leur secret, les peurs de ces enseignements et, encore pire, ils trainent des engoisses et des comnportements qui les empêchent de vivre une vie épanouie.  C'est ainsi que le message de la révélation et surtout le message évangélique qui devait être un message de liberation et de vie et devenu plutôt un message de tourment et de mort.

Il y a à peine quelques decennies quand les curés montaient en chaire et denoncaient les comportements "supposement immorauix" de leurs fidèles.  Ils invectivaient contre ceux qui n'étaient pas tous les dimanches à l'église; ils tonitrouaient envers ceux qui avaient frequenté le cinema ou une salle de danse; ils condamnaient sans cesse ceux qui frequentaient les tavernes ou qui buvaient chez eux; ils faisaient rougir ceux qui ne donnaient pas assez d'aumône à la quête dominicale; ils mettaient sur la liste noir ceux qui ne versaient pas leur dîme à la paroisse; ils rappelaient sans cesse au couple de faire leur devoir de procréateurs; ils refusaient l'absolution à ceux qui pratiquaient des méthodes anticonceptionelles non approuvées par l'Église; ils excluaient de la communauté ceux qui vivaient en concubinage; ils refusaient les sacrements à ces mêmes chrétiens concubins; ils niaient aux concubins les derniers sacrements et l'enterrement religieux; ils condamnaient à tour de bras les péchés de la chair;  ils condamnaient les jeunes filles qui avaient succombé à la chair de sortes que ces dernières étaient considerées comme des pestiferées dans la paroisse; ils refusaient l'acces à l'église à celles qui devoilaient leurs bras ou qui portaient une robe en haut des genoux; ils imposaient le chapelet en famille; ils recrutaient à tour de bras dans les familles nombreuses et pauvres des jeunes filles et des jeunes garçons pour en faire des futurs religieux et religieuses, malheureux toute une vie dans les couvents et les monastères.  Et tout cela sous les terribles menaces du ciel !  Pendant des siècles l'Église a oublié l'annonce du vrai message!

Aujourd'hui le peuple s'est debarassé de ces prophètes de malheurs, de cette autorité moyenageuse qui n'a jamais rien eu de devin dans ses pratiques pastorales et dans son enseignement de la morale.  Aujourd'hui le peuple se mefie de l'Église, car l'héritage qu'il a reçu d'elle est un héritage de souffrance.  Les peurs accumulées dans le passé par les chrétiens sont encore presentes dans les comportements des hommes et des femmes d'aujourd'hui.  Parlez en aux psychologues qui n'en finissent pas d'écouter la souffrance humaine et ils vous diront la part de tort que la religion a eut dans les malheurs des individus et des familles.  Aujourd'hui le peuple préfére se tenir loin des églises. Pour sauver les apparences ou tout simplement pour se donner bonne conscience, mais vraiment sans convictions serieuses, ils font baptiser leurs enfants et les font parader aux ceremonies de la première communion et de la confirmation.  Et quand arrive le moment du mariage les couples s'amenent à l'église, parce que la tradition le veut ou tout simplement parce que les lieux son autant romantiques ou chiques que tout autre lieu profane.  Il ne restent que les ceremonie funèbres; mais encore là, les gens veulent s'en liberer et préférent une seule chose, le temoignege d'amour de leurs proches.

Dans certains pays le peuple a trouvé des moyens originaux pour ne plus se sentir opprimé par l'Église; il a decidé de cohabiter avec elle, mais en prenant en main son propre sort, et en structurant des croyances à leur portée. Ils ont évacué les prêtre et l'Église de leur vie privée.   Pour ces peuples l'Église est devenu du folklore tout simplement et il utilise toutes les pratiques de cette Église comme du folklore.   Ainsi les "chrétiens" reçoivent les sacrements pour la forme, en ne comprenant rien à ces rites d'initiation ou ces rites ponctuels de la vie. Parfois ils se confessent pour la forme en se gardant de révéler les vraies fautes commises. Ils sont presents à la messe, mais ils ne se sentent pas obligés de participer à l'eucharistie.  Ils ne versent jamais un sous pour l'entretient des prêtres et de l'église.  Ils pratiquent  la religion à leur manière et seulement à leur manière!   Ils font de leurs églises des sanctuaires ou des monuments d'orgueil collectif où ils intronisent leurs saints préférés.  Cela leur donne l'occasion d'organiser une fois par année les fêtes les plus somptueuses avec des processions, des  fanfares, des majorettes, des courses cyclistes ou de chevaux, des repas communautaires, des parades de mode, des jeux et des feux d'artifices.  L'Église qui avait été opprimante pour eux est devenue, de cette manière, un lieu de rencontre ou le plaisir est au rendez vous.

Le moyen âge-toucherait-il à sa fin?  Pourrait-on espèrer pour ceux qui choisissent de croire en l'Évangile et en l'Église la découverte de la verité, mais sans avoir à se soumettre aux traditions et aux directives encombrantes d'une morale et d'une foi dont les seules sources tiennent plus du facheux et nuisible pouvoir Hierarchique sur les hommes que de la révélation ?    Verrons-nous, un jour, cette Église sortir de son rôle de "Justicière" des consciences pour devenir, en conformité avec le message du Christ, instrument de liberation et de bonheur pour chaque être humain?  

 Si toutefois elle se montrera incapable de faire cette demarche de purification, les hommes et les femmes de notre siècle se sentent assez libres pour chercher la vérité et le bonheur ailleurs.

Masfrakal

[ publié par arxkalena le 2003-09-10 09:34:04 ]

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[ Mercredi 10 septembre 2003 ]

Misère cachée de l'Église

Justice

Pendant des siècles l'Église catholique a littéralement possedé l'âme et la vie du chrétien.  Ce fut une periode de terreur et de peurs.  Du haut de la chaire,dans le confessionaux,dans les écoles, dans les monastères et les institutions religieuses,sur les places publiques, le clergé n'a fait que prêché  sur le péché, la mort, le purgatoire,l'enfer, le demon, les peines et la condamnation éternelle.  Ça été la culture avec laquelle elle a instruit les fidèles dans la foi.  De sorte que des millions d'êtres humains trainent, encore aujourd'hui, dans leur secret, les peurs de ces enseignements et, encore pire, ils trainent des engoisses et des comnportements qui les empêchent de vivre une vie épanouie.  C'est ainsi que le message de la révélation et surtout le message évangélique qui devait être un message de liberation et de vie et devenu plutôt un message de tourment et de mort.

Il y a à peine quelques decennies quand les curés montaient en chaire et denoncaient les comportements "supposement immorauix" de leurs fidèles.  Ils invectivaient contre ceux qui n'étaient pas tous les dimanches à l'église; ils tonitrouaient envers ceux qui avaient frequenté le cinema ou une salle de danse; ils condamnaient sans cesse ceux qui frequentaient les tavernes ou qui buvaient chez eux; ils faisaient rougir ceux qui ne donnaient pas assez d'aumône à la quête dominicale; ils mettaient sur la liste noir ceux qui ne versaient pas leur dîme à la paroisse; ils rappelaient sans cesse au couple de faire leur devoir de procréateurs; ils refusaient l'absolution à ceux qui pratiquaient des méthodes anticonceptionelles non approuvées par l'Église; ils excluaient de la communauté ceux qui vivaient en concubinage; ils refusaient les sacrements à ces mêmes chrétiens concubins; ils niaient aux concubins les derniers sacrements et l'enterrement religieux; ils condamnaient à tour de bras les péchés de la chair;  ils condamnaient les jeunes filles qui avaient succombé à la chair de sortes que ces dernières étaient considerées comme des pestiferées dans la paroisse; ils refusaient l'acces à l'église à celles qui devoilaient leurs bras ou qui portaient une robe en haut des genoux; ils imposaient le chapelet en famille; ils recrutaient à tour de bras dans les familles nombreuses et pauvres des jeunes filles et des jeunes garçons pour en faire des futurs religieux et religieuses, malheureux toute une vie dans les couvents et les monastères.  Et tout cela sous les terribles menaces du ciel !  Pendant des siècles l'Église a oublié l'annonce du vrai message!

Aujourd'hui le peuple s'est debarassé de ces prophètes de malheurs, de cette autorité moyenageuse qui n'a jamais rien eu de devin dans ses pratiques pastorales et dans son enseignement de la morale.  Aujourd'hui le peuple se mefie de l'Église, car l'héritage qu'il a reçu d'elle est un héritage de souffrance.  Les peurs accumulées dans le passé par les chrétiens sont encore presentes dans les comportements des hommes et des femmes d'aujourd'hui.  Parlez en aux psychologues qui n'en finissent pas d'écouter la souffrance humaine et ils vous diront la part de tort que la religion a eut dans les malheurs des individus et des familles.  Aujourd'hui le peuple préfére se tenir loin des églises. Pour sauver les apparences ou tout simplement pour se donner bonne conscience, mais vraiment sans convictions serieuses, ils font baptiser leurs enfants et les font parader aux ceremonies de la première communion et de la confirmation.  Et quand arrive le moment du mariage les couples s'amenent à l'église, parce que la tradition le veut ou tout simplement parce que les lieux son autant romantiques ou chiques que tout autre lieu profane.  Il ne restent que les ceremonie funèbres; mais encore là, les gens veulent s'en liberer et préférent une seule chose, le temoignege d'amour de leurs proches.

Dans certains pays le peuple a trouvé des moyens originaux pour ne plus se sentir opprimé par l'Église; il a decidé de cohabiter avec elle, mais en prenant en main son propre sort, et en structurant des croyances à leur portée. Ils ont évacué les prêtre et l'Église de leur vie privée.   Pour ces peuples l'Église est devenu du folklore tout simplement et il utilise toutes les pratiques de cette Église comme du folklore.   Ainsi les "chrétiens" reçoivent les sacrements pour la forme, en ne comprenant rien à ces rites d'initiation ou ces rites ponctuels de la vie. Parfois ils se confessent pour la forme en se gardant de révéler les vraies fautes commises. Ils sont presents à la messe, mais ils ne se sentent pas obligés de participer à l'eucharistie.  Ils ne versent jamais un sous pour l'entretient des prêtres et de l'église.  Ils pratiquent  la religion à leur manière et seulement à leur manière!   Ils font de leurs églises des sanctuaires ou des monuments d'orgueil collectif où ils intronisent leurs saints préférés.  Cela leur donne l'occasion d'organiser une fois par année les fêtes les plus somptueuses avec des processions, des  fanfares, des majorettes, des courses cyclistes ou de chevaux, des repas communautaires, des parades de mode, des jeux et des feux d'artifices.  L'Église qui avait été opprimante pour eux est devenue, de cette manière, un lieu de rencontre ou le plaisir est au rendez vous.

Le moyen âge-toucherait-il à sa fin?  Pourrait-on espèrer pour ceux qui choisissent de croire en l'Évangile et en l'Église la découverte de la verité, mais sans avoir à se soumettre aux traditions et aux directives encombrantes d'une morale et d'une foi dont les seules sources tiennent plus du facheux et nuisible pouvoir Hierarchique sur les hommes que de la révélation ?    Verrons-nous, un jour, cette Église sortir de son rôle de "Justicière" des consciences pour devenir, en conformité avec le message du Christ, instrument de liberation et de bonheur pour chaque être humain?  

 Si toutefois elle se montrera incapable de faire cette demarche de purification, les hommes et les femmes de notre siècle se sentent assez libres pour chercher la vérité et le bonheur ailleurs.

Masfrakal

[ publié par arxkalena le 2003-09-10 09:34:04 ]

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[ Mardi 9 septembre 2003 ]

Vers un rêve......

 

"Spiriti nel tempo...." Raffaele Matera

 

VERS UN RÊVE 
 

Je t'ai pris la main
à la croisée d'un chemin.

J'ai fixé tes yeux
il n'y avait pas de bleu.

Dans ton coeur dormait
le rêve le plus vrai.

Tu as senti mon corps
s'émouvoir très fort.

Tu as senti mon coeur
frémir de bonheur.

Tu as senti un soir
que tu pouvais y croire.

Tu as crû à l'amour
pour vrai sans retour.

Une flamme brûle en toi
et la flamme c'est moi.

Et tu n'as plus peur
de vivre ton bonheur.

 

masfrakal

           
 

[ publié par arxkalena le 2003-09-09 15:23:53 ]

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[ Mercredi 3 septembre 2003 ]

Rendez-vous avec le Passé

 

                                 Village : Miro

Si vous avez déjà consulté des sites web sur la généaologie, ceux des Amériques ou d'Europe, vous avez remarqué combien les gens vont à la recherche de leurs ancêtres ou de leurs lieux d'origine.  Et quand ils ont trouvé, ils en éprouvent une grande satisfaction.

Et si vous frequentez des forums de personnes d'un certain âge, dont les parents, ou les grands-parents, sont des immigrants qui pour diverses raisons ont abondonné leur terre natale, vous avez lu certainement combien ces personnes desirent redécouvrir les lieux de leurs origines. Et vous y apprenez qu'elles y retournent comme vers des lieux sacrés pour renouer avec la mémoire et l'histoire de leur famille.  Il y en a qui sont rendus à la troisième ou quatrième génération depuis que leurs ancêtres ont émigré dans les Amériques, et tout à coup ils sentent très fort le besoin de savoir sur leur passé, de connaître l'environnement et le conteste historique de leurs ancêtres.

Celles-ci sont les constatations que j'ai fait pendant les dernières années et, pour tout vous avouez, je n'échappe pas à ce besoin impérieux.  Pourtant moi je ne fais pas parti  de la deuxième ou troisième génération qui n'a pas connu ses lieux d'origine, puisqu' il y a cinquante ans j'ai quitté des lieux que j'ai connu assez bien et dont je porte en moi un bon nombre de souvenirs.  Plus encore, j'ai même eu l'occasion de retourner sur les lieux de ma naissance pour y revivre des souvenirs importants; j'ai eu aussi un contact approfondi avec ma region et ses richesses socio-culturelles.

D'où vient, donc, ce besoin impérieux d'avoir ce rendez-vous avec le passé, au fur et mesure que je vielli? Ai-je encore besoin d'interroger l'environnement et la mémoire? Il semblerait que oui.  Et l'émotif semble l'exiger plus que la raison.  Et comment expliquer tout cela? 

Est-ce le besoin de plonger vers le passé, puisque mon avenir  raccourci de plus en plus?  Ets-ce le besoin de me reconcilier avec des êtres et des choses que j'ai negligé?  Est-ce le besoin d'aller piger à une culture que j'avais à peine pigée?  Est-ce le besoin d'aller reconnaître une partie de moi-même, enfouie au fond de moi?  Est-ce le besoin de connaître ce que j'aurais pu être si j'étais resté sur place, si j'avais frayé avec les gens qui sont restés ou encore le besoin de savoir comment j'aurais évolué dans cet environnement?  Est-ce, tout simplement, pour verifier mon évolution avec celle qui s'est faites dans mes lieux d'origine en mon absence et comparer?  En d'autres mots le besoin de pouvoir imaginer ma vie tout autrement que la vie presente?  Est-ce le besoin, enfin, de retrouver et affermir mon idendité?

Je crois que repondre à ce besoin émotif qui surgit du fond de ma personne, c'est repondre à toutes ces questions à la fois.  Il doit y avoir, certainement, des inconnus qui se cachent derrière un passé inconscient, derrière un environnement  peu exploré ou derrière une histoire peu approfondie.  N'y aurait-il pas un grand plaisir  pour mon coeur et mon esprit à découvrir ces inconnues en prenant rendez-vous avec le passé?

Masfrakal

 

 

 

 

[ publié par arxkalena le 2003-09-03 10:50:19 ]

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[ Vendredi 29 août 2003 ]

Extase

 

                               Skagen

 Chante, au mon âme,
ta douce reine, ta dame.
Beauté est son nom,
sans autres prénoms.
 

De son âme Botticelli
aurait peint la transparence.

De son âme Della Robbia
aurait peint la tendresse.

De son âme DaVinci
aurait peint le sourire.

De son corps tous les peintres
auraient souligné le divin.

Mon corps et mon âme
en extase proclament :

Tu n'es pas femme ,
mais plutôt un ange.

Tu es plus que beauté,
tu annonces le seuil de la divinité.

Mon corps à moi, mon âme à moi,
ont fait un rêve à l'intérieur de moi:

posséder ta beauté et n'être qu'à toi!

 

Masfrakal
                         

[ publié par arxkalena le 2003-08-29 10:43:33 ]

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[ Mercredi 27 août 2003 ]

De persécuté à persécutrice!

                                        

Si vous lisez l'histoire de l'Église catholique, vous remarquerez combien elle insiste sur les persécutions subies, surtout pendant les deux premiers siècles de son histoire. Or celle qui était persécutée est devenue persécutrice.  Elle l'a été moins en se maculant de sang, mais facilement en excluant, en rejetant, en condamnant et surtout en niant l'existance à un peuple entier qui refusait son credo.  Vous aurez compris, je parle ici de l'Église et du peuple Juif.

Aujourd'hui l'Église de Rome, le Vatican, voudrait effacer ces tâches qui noircissent son histoire; elle voudrait se rapprocher de ses "Frères Juifs";  mais le fossé est tellement grand , infrachissable qu'il faut perdre espoir de voir le jour du rapprochement. Ce ne sont pas les bons sentiments, ni les belles déclarations qui peuvent effacer des siècles de mepris et d'exclusion.  Lorsque, dans une famille, deux frères ‘ne se parlent plus’, la réconciliation devient, avec le temps, une cause désespérée, car le temps n'arrange rien ; bien au contraire, il creuse et nécrose les blessures.

 Et puis les obsatcles ne sont pas seulement d'ordre historique, mais d'abord théologique.   On voit mal comment les mystères de la Sainte Trinité et de l'Incarnation, la personne de Jésus et sa résurrection pourraient faire l'objet d'un dialogue constructif. Par contre, les uns et les autres devraient pouvoir abandonner, au nom même de leurs Ecritures, la notion de responsabilité et de culpabilité collectives.  Rien à faire; la preuve, les efforts du Concile Vaticant II, n'ont servi presque à rien.

Il n'est pas question pour moi de refaire ici l'histoire de la cassure.  Nous savons que les Évangiles eux-mêmes sont pleins de références dures envers les Juifs; nous savons combiens ces deux peuples croyants se sont jetés d'accusations où moment l'un et l'autre tentaient de s'introduire dans le monde romain; nous savons combien certains Pères de l'Église se sont forcés de montrer que le peuple Juif était un peuple rejeté par Dieu.    Cyrille de Jérusalem (+386), par exemple, écrit: "Jérémie voyait votre ruine ; il contemplait votre chute ; il pleurait la Jérusalem d'alors car celle d'aujourd'hui ne sera pas pleurée. L'une en effet a crucifié le Christ ; l'autre, celle d'aujourd'hui, l'adore. A partir du moment où les Juifs, en raison des embûches qu'ils suscitèrent contre le Seigneur, furent rejetés de sa faveur, le Sauveur institua, à partir des païens, une seconde assemblée (ekklèsia), notre sainte Eglise à nous chrétiens".

Des siècles de polémiques et de haine ont laissé des traces profondes et quand l'Église de Rome devint toute puissante dans tout l'occident, elle s'est montrée très dure -souvent appuyée par les États- envers le peuple Juif.  Pendant des siècles des mesures humiliantes ont été prises partout il y avait des communautés juives, à tel point qu'on peut se demander comment ce peuple existe encore aujourd'hui sur terre.

Pour illustrer la persécutions de l'Eglise envers les Juifs, prenons, tout simplement, quelques exemples de la ville de Rome, la ville des Papes.  Pendant les années 1200 il y avait à Rome toute une classe de Juifs instruits, philosophes, traducteurs, copistes ,lettrés, une vraie élite.  Le Pape Grégoire IX est très préoccupé par cette effervescence intellectuelle et religieuse. Il  n'hésite pas; en 1239 fait confisquer tous les textes du Talmud considéré comme un livre hérétique et contraire à la foi chrétienne.   Ce geste aura suffit pour créér une grande aversion pour les Juifs dans la ville.En 1348 una grande épidémie de peste frappe la ville. À qui la faute ? Aux Juifs qui sont accusés d'avoir été à l'origine de la contagion.   Les voilà encore hais et rejetés.

Pendant la période de la Contre Réforme  les États catholiques du Portugal, de l'Espagne, de Sicile chassent carrement les Juifs de leurs pays.  Parmi eux beaucoup se réfugient à Rome.  Voilà donc une bonne occasion de  convertir  ces "hérétiques" qui ne veulent rien savoir et resistent à l'esprit missionnaire surgit tout droit du Concile de Trente.  Impatient le Pape fait bruler (1553) à nouveau tous les livre du Talmud.

Ce qui devait arriver, arriva.  En 1555, le Pape Paul IV proclame un décret "Cum nimis absurdum" contre les Juifs en les privant de beaucoup de libertés.  Ils sont obligés de vivre dans un quartier separé, un ghetto entouré de murs.  Des gardes, choisis et payés à même les exclus, les empêchent de sortir du ghetto.  Ils sont obligés de vendre tous leurs biens immeubles aux chrétiens.  Doivent afficher un symbole  jaune sur leur habit.  Il ne peuvent avoir qu'une seule synagogue.  Il ne leur sont permises que deux activités économiques, la revente des chiffons et le prêt de l'argent à un intérêt contrôlé (des usuriers donc par volonté papale!)

Pendant trois siècle les Juifs de Rome seront tenus dans le ghetto.  Il aura fallu la grande tourmente revolutionnaire de 1848 pour convaincre Pie IX   à abattre les murs du ghetto.  Et il aura fallu attendre l'arrivée des troupes italiennes en 1870  qui ont depossedé le Pape des États Pontificaux  pour que  les Juifs de Rome soient traités avec les mêmes droits que tous les autres citoyens.

Voilà une page très triste de l'Église Catholique.  Elle reflète le comportement de l'Église dans tous les pays où était presente la religion chrétienne.  Le seul geste de bonne volonté que cette institution pourrait faire serait de ne plus  se pretendre detentrice de l'Unique Vérité et respecter la foi des autres peuples.

Masfrakal

 

 

 

 

 

 

 

[ publié par arxkalena le 2003-08-27 20:43:27 ]

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[ Jeudi 7 août 2003 ]

Monde sans frontières

                                                                

                                                                        Eternity                                    

 

                                                            

MONDE  SANS  FRONTIÈRES
 

Comme des goélands
au bord de l'océan
on peut s'envoler
et rêver de liberté.
 

Mon coeur te regardera enchanté
mon âme t'accompagnera enivrée
l'amour drapé de confiance
rependra du bonheur sa fragrance.
 

Comme dans l'espace une comète
la flamme de nos coeur ne s'arrête
que pour répandre la lumière
d'un amour sans frontières.
 

Après le beau voyage
on verra sur nos visages
la poussière des étoiles
éclairer nos frères sans égale.
 

                       Masfrakal
 

[ publié par arxkalena le 2003-08-07 07:47:00 ]

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[ Mercredi 6 août 2003 ]

Un Peuple remarquable

 
 
 
Un Peuple Remarquable
 
 
La fierté nationale d'un peuple ne peut naître que de la connaissance de ses faits et gestes, la connaissance de ses origines et de ses luttes pour le progres et  pour sa croissance socio culturelle.  Je voudrais esquisser ici, en une page, le cheminement historique du peuple Québécois.   
 
Antiquité: De mon temps on nous a rien enseigné sur les origines des peuples et rien non plus sur le peuple du Québec.  Quand nous sommes arrivés dans ce pays pour y vivre, pensions y rencontrer vraiment des indiens avec plumes et tams tams, comme nous les avaient presentés certains extraits d'anthologies scolaires.  Ça nous a pris un certain temps pour découvrir que les indiens du Québec ne vivaient ni sous les tentes, ni dans les "longhouse" et qu'il participaient  -même si modestement-  au développement d'un pays moderne.
Les Éuropéens ont été les derniers à découvrir ce pays!  Des peuples bien organisés vivaient sur ce térritoire
quand les éuropéens y sont arrivés.  Trente mille ans auparavant des hommes et des femmes intrepides avaient quitté la Siberie et traversé à pied le détroit de Béring.  Courageusement, en suivant les troupeaux de 
mammouth et de bisons,  -pendant dix mille ans au moins-  ils ont fini par occuper progressivement  le territoire de l'Amérique du nord.  Aux XVIème siècle ces peuples étaient plus d'un million sur ce territoire.  Ils s'appelaient Inuits, Béothucks, Urons, Alghonquins, Iroquois, Sioux,etc....
 
Époque moderne: Les premières traces des Éuropéens sur les côtes est du Canada remontent vers l'an mille.  Il y eut tout d'abord quelques colonies Irlandaises, ensuites des Celtes qui pénetrèrent assez profondément dans le Saint Laurent et finalement les Vikings qui prirent leur place sur les côtes de Terreneuve.  Les traces de ces pêcheurs et aventuriers sont présentes ici et là sur ces territoires.
Les choses changèrent le jour que le Pape Borgia décida (1493) de diviser le monde en deux; il demanda aux Portuguais de découvrir l'est et aux Espagnols de découvrir l'ouest.  Ce mandat suscita alors la convoitise des autres nations bien sûr.  C'est ainsi qu'Henri VII chargea Jean Cabot de se diriger vers l'est.  Cet italien
accosta à Terreneuve en 1497 et ouvrit la voie aux prmières colonies anglaises sur le territoire.  Peu après
un autre italien, Verazzano, découvrit les côtes de l'Amérique du nord pour le compte de la France.  
 
 
Après ces premiers voyages les gouvernements éuropéens savent maintenant que l'avenir est de ce côté ici de l'Atlantique.  La fièvre gagne toute l'Éurope.  Tout le monde planifie des voyages, construit des navires, finance les départs.  La France envoie  d'abord Jacques Cartier (1534) et ensuite Samuel de Champlain (1608) lequel cette fois-ci a pu réaliser les projets de la France, c'est-à-dire établir une communauté française le long du Saint Laurent.  Les dates des fondations des premièrs avant-postes français nous les connaissons:
Québec 1608,Trois Rivières 1634, Montréal 1642. Et les statistiques confirment  qu'en 1651 il y a 680 français sur le territoire québécois et un siècle plus tard (1760) dix mille.
 
Qui étaient-ils ces immigrants?  La majorité  des émigrants qui prenaient la mer étaient des paysans de Bretagne et de Normandie, qui vivaient dans des conditions très difficile et pour qui partir c'était l'éspoir d'une vie meilleure.  Mais leurs rêves s'estompèrent très vite, car la vie dans leur nouveau pays se révélait  estrêmement dure.  Le climat, l'hiver surtout, l'insalubrité, les menaces continuelles de la part des indigènes
en découragèrent beaucoup et beaucoup y laissèrent leur vie.  Leur conditions s'améliorèrent un peu dans les premières décennies de 1700 quand la France permit l'implantation des "seigneuries".    Quel dommage que tant de sacrifices des premiers canadiens furent sacrifiés, vers la moitié des années 1700, à l'Angleterre. 
La France s'est desinteressée de ses colons et fit peu d'efforts pour lui fournir les armes pour se défendre.
Les Canadiens perdirent la battaille des Plaines d'Abraham (1759) et la France dût céder le territoire à l'Angleterre (Traité de Paris: 1763).
 
Mais ce peuple courageux que sont les québecois, soumis aux Anglais, luttèrent sans cesse pour garder leur langue et leur religion .  Aujourd'hui, les déscendants des premiers colons, les "Jacquotte", les "Etienne", les
"Hébert", les "Papineau", les "Maltais", les Tremblay" et beaucoup d'autres, sont encore presents sur cette terre de l'Amérique du nord et font parti des nouvelles générations d'avangardes du XXIème siècle.
 
Masfrakal
 
 

[ publié par arxkalena le 2003-08-06 10:26:02 ]

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[ Lundi 4 août 2003 ]

Prêtrise des Femmes

 

Prêtresse

Le 13 juillet 2003 je suis entré, par simple curiosité culturelle, dans la petite église de Torslunde, village danois.  C'était l'heure de la liturgie du dimanche.  À part d'avoir apprecié la simplicité du rite, il m'a fait plaisir de voir qu'il était présidé par une femme.  Je me trouvais, bien sûr, dans une église de la réforme, née après le mouvement lutherien en Éurope.  Et je me suis réjouis profondément de voir que cette religion fait une place aux femmes dans son église.

Pourquoi L'Église Catholique continue de barrer la voie de la prêtrise aux femmes,  me suis-je demandé?  Pendant que partout dans le monde on essaye de reconaitre, dans tous les domaines, l'égalité de l'homme et de la femme, l'Église Catholique reste sur ses positions moyenageuses.   La question de l'ordination sacerdotale des femmes est un sujet brulant parmi les catholiques, mais les Autorités romaines ont déclaré leur interdiction sans appel, et prétendent fermer le débat définitivement.

L'Église ne devrait pas ignorer certains signes comme la pénurie de prêtres et le désir grandissant chez des religieuses et des femmes mariées d'accéder au sacerdoce. À Rome on a peur de l'émancipation de la femme et de tout ce que cela peut impliquer. Or les femmes qui veulent accéder au sacerdoce sont motivées pour des raisons supérieurs au désir "d'égalité"; elle réclament ce droit pour pouvoir perpétuer l'Eucharistie avant tout, et aussi pour annoncer la bonne nouvelle aux hommes, aux femmes, aux familles, aux enfants, bien négligés en ces temps par manque de prêtres. 

Les théologiens de la Curie Romaine se basent sur un argument peu convaicant pour refuser le sacerdoce aux femmes.  "Le Christ, selon eux, n'a pas choisi de femmes parmi les Apôtres, l'Église ancienne non plus; donc l'Église se doit de respecter cette tradition millénaire".  Mais oui, c'est vrai que le Christ a fait attention à ne pas ignorer le contexte sociologique dans lequel les femmes occupaient une toute petite place.  Oui il était impensable qu'il choisisse des femmes comme Apôtres et qu'il leur confie le mandat de l'évangelisation.  Pour les besoins de l'époque, le Christ n'a donc choisi que des hommes comme apôtres.  Il n'a aussi sélectionné que des Juifs; va-t-on en conclure que seuls les Juifs devraient être admis à la prêtrise?   Faudrait-il pour autant que le clergé soit majoritairement constitué de pêcheurs?   Presque tous les apôtres et disciples de Jésus étaient mariés; devrions-nous prétendre -- pour continuer dans la même "logique" -- que les célibataires ne sont pas éligibles au sacerdoce?   À notre époque le Christ choisirait, sans aucun doute, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés et de quelque classe socilale que ce soit; il agirait dans le conteste qui est le notre. 

À l'intérieur de l'Église elle-même il a un certain nombre de théologiens qui commencent à prendre position même s'ils savent que  les autorités romaines feront longtemps la sourde oreille.  "Au plan de l'éxégèse, écrit le Père Jean Peters,O.C.D., on ne trouve pas de preuves contraignantes qui fassent exclure la femme du ministère.  Au plan de l'histoire, on peut saisir le caractère tout relatif de cette conclusion de fait: il n'est désormais plus possible de lui reconnaître une valeur absolue....C'est, pour une très large part, l'Église elle-même qui a fixé les lignes de force du ministère, dans la lente évolution historique inaugurée avec le Nouveau Testament.  Il nous semble alors légitime de demander si l'Église d'aujourd'hui n'est pas compétente pour susciter des nouvelles formes de ministère, à l'intention de la femme.  Si l'Église est mère.qu'elle ose créer!..... En plaidant pour l'intégration de la femme dans le ministère,nous ne plaidons pas pour une doublure ni pour une répétition, mais pour la plénitude humaine du ministère et pour son unité dans le Christ, au sens où saint Paul l'entend:......Ayant été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ.  Il n'y a plu parmi vous ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus (Gal3,27028)" .

Cette unique personne qui, en fait, est aussi l'unique Prêtre, l'unique Médiateur entre la créature et le Créateur (I Tim. 2, 5), c'est Jésus. Tout autre prêtre n'agit que "in persona Christi", comme la théologie traditionnelle l'exprime. On voit mal comment il serait plus difficile à la femme qu'à l'homme, encore moins comment il lui serait impossible, d'agir "in persona Christi" puisque, pour ce qui regarde la réalité surnaturelle des actes sacerdotaux, notamment le renouvellement du Sacrifice du Calvaire par la Sainte Messe, l'initiative et l'efficacité ne viennent pas de l'instrument humain, mais du Christ Lui-même.

Un autre argument en faveur de la prêtrise des femmes.  L'Église proclame tout haut que par la grâce du Baptême, le Christ a fait de l'Église "Un Royaume de prêtres pour son Dieu et Père"(Apoc.1,6).  Elle proclame que toute l"Église, hommes et femmes, est un peuple sacerdotal, en s'inspirant en cela de l'enseignement de saint Pierre: "Vous êtes une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte.......et votre devoir est d'annoncer  les grandeurs de Celui qui, des ténèbres,vous a appelé à son admirable lumière"(I Pierre2,9-10).  Les baptisés sont devenus des "pierres vivantes" pour "l'édification d'un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint"(I Pierre 2,5).  Or si le sacerdoce ministeriel des prêtres et des évêques decoule du sacerdoce du Christ, pour quelle raison, théologiquement valable, des âmes admises à parteciper au sacerdoce royal du Christ -en l'occurrence des femmes- ne pourraient-elles être admissibles au sacerdoce ministériel qui est au service du du sacerdoce commun?

Selon mon humble avis, les hommes d'église ont peur de perdre le pouvois qu'ils se sont accordé et exercé pendant des siècles.  Ces hommes manquent tout simplement d'humilité et s'obstinent  à partager une mission qui ne leur appartient pas en propre. Il y aurat-il un Pape un jour qui aura l'ouverture d'esprit et le courage de changer les chose pour le benefice des femmes et des chrétiens surtout?  Je le souhaite fortement.

Masfrakal

 

[ publié par arxkalena le 2003-08-04 09:56:50 ]

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[ Lundi 4 août 2003 ]

Prêtrise des Femmes

 

Prêtresse

Le 13 juillet 2003 je suis entré, par simple curiosité culturelle, dans la petite église de Torslunde, village danois.  C'était l'heure de la liturgie du dimanche.  À part d'avoir apprecié la simplicité du rite, il m'a fait plaisir de voir qu'il était présidé par une femme.  Je me trouvais, bien sûr, dans une église de la réforme, née après le mouvement lutherien en Éurope.  Et je me suis réjouis profondément de voir que cette religion fait une place aux femmes dans son église.

Pourquoi L'Église Catholique continue de barrer la voie de la prêtrise aux femmes,  me suis-je demandé?  Pendant que partout dans le monde on essaye de reconaitre, dans tous les domaines, l'égalité de l'homme et de la femme, l'Église Catholique reste sur ses positions moyenageuses.   La question de l'ordination sacerdotale des femmes est un sujet brulant parmi les catholiques, mais les Autorités romaines ont déclaré leur interdiction sans appel, et prétendent fermer le débat définitivement.

L'Église ne devrait pas ignorer certains signes comme la pénurie de prêtres et le désir grandissant chez des religieuses et des femmes mariées d'accéder au sacerdoce. À Rome on a peur de l'émancipation de la femme et de tout ce que cela peut impliquer. Or les femmes qui veulent accéder au sacerdoce sont motivées pour des raisons supérieurs au désir "d'égalité"; elle réclament ce droit pour pouvoir perpétuer l'Eucharistie avant tout, et aussi pour annoncer la bonne nouvelle aux hommes, aux femmes, aux familles, aux enfants, bien négligés en ces temps par manque de prêtres. 

Les théologiens de la Curie Romaine se basent sur un argument peu convaicant pour refuser le sacerdoce aux femmes.  "Le Christ, selon eux, n'a pas choisi de femmes parmi les Apôtres, l'Église ancienne non plus; donc l'Église se doit de respecter cette tradition millénaire".  Mais oui, c'est vrai que le Christ a fait attention à ne pas ignorer le contexte sociologique dans lequel les femmes occupaient une toute petite place.  Oui il était impensable qu'il choisisse des femmes comme Apôtres et qu'il leur confie le mandat de l'évangelisation.  Pour les besoins de l'époque, le Christ n'a donc choisi que des hommes comme apôtres.  Il n'a aussi sélectionné que des Juifs; va-t-on en conclure que seuls les Juifs devraient être admis à la prêtrise?   Faudrait-il pour autant que le clergé soit majoritairement constitué de pêcheurs?   Presque tous les apôtres et disciples de Jésus étaient mariés; devrions-nous prétendre -- pour continuer dans la même "logique" -- que les célibataires ne sont pas éligibles au sacerdoce?   À notre époque le Christ choisirait, sans aucun doute, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés et de quelque classe socilale que ce soit; il agirait dans le conteste qui est le notre. 

À l'intérieur de l'Église elle-même il a un certain nombre de théologiens qui commencent à prendre position même s'ils savent que  les autorités romaines feront longtemps la sourde oreille.  "Au plan de l'éxégèse, écrit le Père Jean Peters,O.C.D., on ne trouve pas de preuves contraignantes qui fassent exclure la femme du ministère.  Au plan de l'histoire, on peut saisir le caractère tout relatif de cette conclusion de fait: il n'est désormais plus possible de lui reconnaître une valeur absolue....C'est, pour une très large part, l'Église elle-même qui a fixé les lignes de force du ministère, dans la lente évolution historique inaugurée avec le Nouveau Testament.  Il nous semble alors légitime de demander si l'Église d'aujourd'hui n'est pas compétente pour susciter des nouvelles formes de ministère, à l'intention de la femme.  Si l'Église est mère.qu'elle ose créer!..... En plaidant pour l'intégration de la femme dans le ministère,nous ne plaidons pas pour une doublure ni pour une répétition, mais pour la plénitude humaine du ministère et pour son unité dans le Christ, au sens où saint Paul l'entend:......Ayant été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ.  Il n'y a plu parmi vous ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus (Gal3,27028)" .

Cette unique personne qui, en fait, est aussi l'unique Prêtre, l'unique Médiateur entre la créature et le Créateur (I Tim. 2, 5), c'est Jésus. Tout autre prêtre n'agit que "in persona Christi", comme la théologie traditionnelle l'exprime. On voit mal comment il serait plus difficile à la femme qu'à l'homme, encore moins comment il lui serait impossible, d'agir "in persona Christi" puisque, pour ce qui regarde la réalité surnaturelle des actes sacerdotaux, notamment le renouvellement du Sacrifice du Calvaire par la Sainte Messe, l'initiative et l'efficacité ne viennent pas de l'instrument humain, mais du Christ Lui-même.

Un autre argument en faveur de la prêtrise des femmes.  L'Église proclame tout haut que par la grâce du Baptême, le Christ a fait de l'Église "Un Royaume de prêtres pour son Dieu et Père"(Apoc.1,6).  Elle proclame que toute l"Église, hommes et femmes, est un peuple sacerdotal, en s'inspirant en cela de l'enseignement de saint Pierre: "Vous êtes une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte.......et votre devoir est d'annoncer  les grandeurs de Celui qui, des ténèbres,vous a appelé à son admirable lumière"(I Pierre2,9-10).  Les baptisés sont devenus des "pierres vivantes" pour "l'édification d'un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint"(I Pierre 2,5).  Or si le sacerdoce ministeriel des prêtres et des évêques decoule du sacerdoce du Christ, pour quelle raison, théologiquement valable, des âmes admises à parteciper au sacerdoce royal du Christ -en l'occurrence des femmes- ne pourraient-elles être admissibles au sacerdoce ministériel qui est au service du du sacerdoce commun?

Selon mon humble avis, les hommes d'église ont peur de perdre le pouvois qu'ils se sont accordé et exercé pendant des siècles.  Ces hommes manquent tout simplement d'humilité et s'obstinent  à partager une mission qui ne leur appartient pas en propre. Il y aurat-il un Pape un jour qui aura l'ouverture d'esprit et le courage de changer les chose pour le benefice des femmes et des chrétiens surtout?  Je le souhaite fortement.

Masfrakal

 

[ publié par arxkalena le 2003-08-04 09:56:50 ]

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[ Samedi 5 juillet 2003 ]

Un Été........

 

 

 

UN ÉTÉ 


  C'était hier.....un été,
aussi une éternité.....un été,
un rêve est né .....un été.
 

Une étoile s'est arrêtée...un été,
sa lumière m'a fixé......un été,
une flamme a allumé.....un été.
 

Les espace m'a montré....depuis un été,
les étoiles...la voie lactée.....depuis un été,
l'on s'est jamais arrêté .....depuis un été .
 

L'étoile a atteint sa destinée.....et
c'est toujours l'été.
Je vis dans sa lumière....et
c'est toujours l'été.

Masfrakal                   

[ publié par arxkalena le 2003-07-05 16:55:17 ]

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[ Vendredi 4 juillet 2003 ]

Un soldat au coeur tendre

 

 

 

Je me souviendrai toujours d'un fait très touchant dont je fus le chanceux bénéficiaire pendant la deuxième guerre mondiale.  Voici mon souvenir.  Depuis plusieurs mois la guerre faisait râge non loin de mon village et puis un beau jour on vit arriver les troupes allemandes.  Très vite elles prirent possession des lieux.:  les comandants s'approprièrent les meilleures résidences et les soldats s'installèrent dans les rues, dans l'école ou en périphérie du village.  Une compagnie s'installa en plein dans ma rue avec armements lourd et camions.

Ma mère ne cessait de faire des mises en garde et je sentais qu'elle était craintive, inquiète.  Du reste l'atmosphère était lourde parmi les habitants.  Et cela se comprends : les forces italiennes avaient changé de camp du jour au lendemain.  Elles avaient laissé tombé les allemands avec qui ils étaient associés pendant toute la guerre et après le debarquement des forces alliées en Sicile, firent alliance avec ces dernières pour chasser leurs nouveaux énnemis de la peninsule.

Les soldats étaient nerveux et surtout affamés.  Pour se nourrir ils rafflaient tout ce qu'ils trouvaient dans les maisons et dans les campagnes.  Un jour ils décidèrent, armes à la main, de raffler tous les cochons du village pour s'approvisionner en viande.

Ce jour là ma mère eut encore plus peur; alors elle décida que nous partions nous refuger en lieu sûr, en campagne.  En quelques minutes nos effets personnels se retrouvèrent à l'intérieur de draps et partîmes vers la campagne, à une douzaine de kilomètres du village.

C'était une journée pluvieuse; moi je marchais dans la boue, pieds nus; ma mère et ma soeur me suivaient, déjà trempes à lavette.  Mais juste avant de nous engouffrer dans les bois, nous décidâmes de nous arrêter pour saluer les propriétaires de l'abattoir du village, comme pour faire les adieux à quequ'un ou à ce qui était notre vie.  Et c'est là que se produisit quelque chose de surprenant.  J'étais entré tout seul  dans l'abattoir pour dire au propriétaire que nous étions là, quand j'aperçu des bouchers à l'oeuvre sous le regard des allemands.  On abattait les cochons rafflés les jours précédents.  Un allemand s'aperçu de ma présence et surtout de mon état famélique.  Alors d'un pas rapide se dirigea vers un comptoir, il prit un gros deux kilos de viande, l'envelopa, soigneusement, dans un vieux papier journal, revint vers moi et me dit: "Tiens ça c'est pour toi!"

Que s'est-il passé à ce moment là dans son esprit?  En me voyant avait-il repensé à son fils qu'il avait laissé en Allemagne et qui, peut-être, lui aussi souffrait de la faim?

Routardix

[ publié par arxkalena le 2003-07-04 21:05:24 ]

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[ Mardi 6 mai 2003 ]

Ma vie

MA VIE
 

 

Trois goûtes de pluie
qui rêvaient de voyage
ont quitté leur nuage
pour descendre jusqu'ici.
 

La première est tombée
sur l'eau de la rivière
et la rivière l'a enchaînée
pour n'être qu'éphémère.
 

La deuxième est tombée
sur une fleur d'automne
elle a vite fanée
et n'a pas cueilli mon âme.
 

La troisième est tombée
sur une fleur d'été
aux creux du calice est restée
et mon âme a possédée.

                                                                      Masfrakal

Note Trois phases de ma vie : La première fait référence à cet "Amour Chrétien" qui m'a laissé instisfait, parce que l'objet c'est avéré,finalment, le vide.  La deuxième fut celle d'un amour qui n'était pas à la hauteurs de mes ambitions.  La troisième fut celle d'un amour passion, total, qui rien ne remplacera.
 

               
 

 

[ publié par arxkalena le 2003-05-06 11:05:10 ]

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[ Jeudi 1 mai 2003 ]

Du folklore médiéval.

 

 

Ça été toujours un plaisir pour moi de visiter les musées des villes éuropéennes et de m'attarder dans les pinacothèques pour admirer les oeuvres des artistes, que ce soit à Florence, Londres, Paris, Prague ou Venise.  Mon premier plaisir vient de l'observation de l'oeuvre d'art que j'ai devant mes yeux.  Et un autre plaisir me vient de l'observation que je fais des costumes et des attitudes des personnages qui figurent dans l'oeuvre.  Vous avez observez comme moi que les oeuvres des artistes éuropéens du XIIIème au XIXème siècle traitent surtout de thèmes religieux, puisque la réligion était omniprésente sur ce continent.

Et quand je regarde les personnages écclésiastiques présents dans les tableaux, je découvre que leurs postures et leurs attitudes révèlent, en général, combien ces personnages sont remplis d'eux-mêmes, de leurs pouvoirs d'intouchables, au point que parfois ils sentent encore la vanité, des siècles après leur vie sur terre.  Il ne faut pas oublier que ces personnages, papes, évêques, cardinaux, illustrissimes de tout genre, à 99%, venaient des classes "supérieures" et qu'ils étaient choisis parce qu' ils faisaient parti de maisons princières ou parce qu'ils étaient riches et puissants.

Mais je m'attarde aussi à observer leurs habillements; et qu'est-ce-que je vois?  Des habits somptueux faits des tissus les plus recherchés, des traines immenses, des couches bouffantes de matériels, des hermines en abbondance, des mules dorées et des bijoux pleins les doigts des deux mains.  Et si le tableau rappele un événement religieux, alors le faste des personnages  et de leurs assistants dépasse toute imagination.  C'est vrai, ils étaient de leur époque; mais je me scandalise quande je sais dans quel état de pauvreté vivait le peuple chrétien.  Nous sommes dix siècles plus tard et rien n'a changé. Les mêmes personnages, papes, évêques, cardinaux, illustrisssimes de tout genre, continuent de faire étalage de leurs richesses et de leur pouvoir.  Mais le ridicule dans tout cela, vous l'aurez remarquez, sans doute, ils sont habillés encore de la même manière, ils pavoisent avec le même éclat.  Tout indique que ce monde de l'église catholique vit encore au moyen-âge.  Regardez un pape entrer "triomphalement" dans la basilique St. Pierre ou regardez un Évêque entrer dans son église : je ne peux m'empêcher de penser encore aux tableaux du moyen-âge! Encore une fois, dix siècles après, je me scandalise, parce que des milliers de pauvres vivent autour de la Cité du Vatican et autour des Archevêches et Évêches de la terre! 

Encore un tableau qui vous montre le folklore médiéval de l'église catholique.  Si vous avez visité Rome et l'Italie, ou encore l'Éspagne, le Portugal et l'Amérique latine, vous avez fait certainement des voyages que vous n'oublirez jamais à cause des rencontres folkloriques que vous y avez faites.   Quand on circule dans ces pays on est amusés de voir tant d'éclésiastiques, de moines et de religieuses aux soutanes et habits bariolés, en noir, en brun(s),en blanc ou en bleu, avec capuchons et sans capuchons, avec capines et sans capines, avec ou sans ceinturons; on se croirait au XVème ou au XVIème siècle, sinon avant. Et si vous avez observez les particularités vous aurez remarquez d'autres extravagances: il y a les nus-pieds et ceux qui portent les souliers ecclésiastiques, les barbus et les rasés, les porteurs de croix et de chapelets, les tonsurés de toute sortes, les porteurs de calottes et les sans calottes, les porteurs de titres  pompeux avec leurs écharpes rouges ou violettes: "Altesses, Monseigneurs, Excellences, Réverendissimes,Révérends, Archevêques, Évêques, Cardinaux, Archidiâcres, Diacres, Primats, Nonces Apostoliques".......et combiens d'autres!

Si on parle à l'Église de ces choses, elle nous répond que tout cela fait partie des traditions et qu'elle les respecte.  Avons-nous besoin de ces êtres sortis du fin fond des âges pour recevoir le témoignage de la foi et de l'Évangile?   Quant à moi cet état de choses témoignent tout simplement des doctrines et  de la pensée que l'Église Catholique enseigne au monde moderne, celles du moyen-âge.

Masfrakal

 

[ publié par arxkalena le 2003-05-01 17:23:31 ]

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[ Mercredi 30 avril 2003 ]

À chacun son héros.

 

Nous avons tous besoin d'un héros, à tout âge.  Nous nous en fabriquons facilement pour satisfaire notre ego et stimuler notre existence.  Toutefois les héros que nous choisissons dépassent souvent nos capacités et nous ne sommes pas toujours en mesure de les suivre.  Mon héros à moi je l'ai choisi parce qu'il était à ma mesure et sa vie a été un stimulant réel pour moi.

La guerre était presque terminée, les armistices signés et nous n'avions pas de nouvelles de mon père qui était parti pour l'Afrique défendre les térritoires italiens depuis le 18 mars 1940.  Nous avions sû qu'il avait été fait prisonnier le premier décembre 1941, après ce fut le silence tombal.  Ce soldat de carrière m'impressionne par son curriculum militaire.  Il a été de toutes les guerres, la première guerre mondiale(1920), les conquêtes italiennes d'Afrique('35-'36), la guerre d'Espagne (1939) et la dernière guerre mondiale(1940-1946).

Mais je reviens à décembre 1941 au moment où il fut fait prisonnier.  J'ai appris plus tard de sa bouche combien les dernière semaines avant sa capture furent très héroiques.  Les forces alliées avançaient facilement en Erythrée, mais les britanniques qui devaient occuper la ville de Gondar trouvèrent une resistance farouche devant la forteresse de cette ville.  Mon père était dans la forteresse et avec lui il y avait à peine une poignée d'hommes.  Ces intrépides furent assiégés pendant un mois de temps; à la fin n'ayant plus de munitions et surtout n'ayant plus de vivres, ils durent se rendre aux forces britanniques. Quelle ne fut la râge de ces derniers de constater qu'une poignée d'hommes leur résista si longtemps.

C'est à ce moment là que commença le calvaire le plus long pour mon père.  La longue colonne de prisonniers dû marcher une semaine et plus jusqu'au port de mer le plus proche, pour être ensuite acheninée par bateau vers une région marécageuse des Indes Orientales.  Dans cette région infecte mon père fut privé de liberté pendant cinq ans, il dût subir beaucoup de restrictions (entre autre celle de ne pouvoir écrire) et fut exposé à la malaria qui faillit lui ôter la vie.

Ma mère ne se laissa pas affecter par sa longue absence et garda toujours l'espoir de le revoir vivant. Vers la mi-août 1946 nous étions aux champs; il faisait une chaleur torride, quand vers la fin de l'aprè-midi quelqu'un vint nous avertir que mon père était de retour.   Sans plus penser à la fatigue, ni à la chaleur, nous courûmes à sa rencontre.  Ma joie fut grande, mais ma peine autant de voir un homme décharné, pâle, marqué par les souffrances du camp de concentration.  Un seul homme suffisait à me faire comprendre les horreurs de la guerre!  Mais derrière tant de souffrance je voyais un homme toujours en vie et qui pour moi a été et sera toujours un héros.

Masfrakal

 

[ publié par arxkalena le 2003-04-30 10:10:50 ]

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[ Samedi 26 avril 2003 ]

L'infaillibilité, vraiment nécessaire?

Il y a des faits historiques qui sont contestables surtout quand ils ont un impact séculaire sur la vie des croyants.  L'infaillibilité pontificale est un de ces faits historiques dont encore aujourd'hui on peut mettre en cause l'opportunité.  Je rapelle que la proclamation de ce dogme est en contradiction avec les textes des Évangiles, car l'Église est avant tout "Apostolique", c'est-à-dire gouvernée par Pierre et les apôtres, présents en leurs succésseurs, le Pape et le collège des évêques. Alors pourquoi, après tant de siècles, Rome a senti le besoin de proclamer l'infaillibilité du Pape? Ne l'était-il pas auparavant, et ce serait-il trompé par le passé dans ses décisions d'ordre théologique et morale?  La force spirituelle et morale de l'Église n'aurait-elle pas été plus grande si elle se serait reformée de l'intérieur, en revenant à l'Évangile, comme le demandaient les réformateurs depuis le XVIème, au lieu de se donner un pouvoir qui est venu élargir le fossé parmi les croyants, protestants et orthodoxes ?

Disons que souvent l'Église de Rome a réagit dans ses décisions à son époque,c'est-à-dire aux politiques des états éuropéens ainsi qu'aux idéologies qui ont prévalues sur ce continent.  Et c'est ce qui s'est passé lors du concile Vatican I et la proclamation de l'Infaillibilité Pontificale. 

Un premier mouvement qui a favorisé la venue de ce dogme est venu de France.  Il existait dans ce pays,pendant tout le XIX siècle, un mouvement qui s'appelait l'"ultramontanisme" qui défendait la papauté et ses intérêts contre les attaques virulents du "gallicanisme" qui lui soutenait  une grande autonomie face au pouvoir de Rome. La force des ultramontains fut très grande et avant le concile et pendant le concile et réussit non seulement à préparer les mentalités, mais aussi à influencer grandement le vote pour la proclamation du dogme.  Disons qu'il y eut des oppositions,mais elles ne réussirent pas à bloquer le projet: ce fut le cas en France et en Allemagne, où des évêques, des prêtres et des intellectuels lui furent opposés, tel Monseigneur Dupanloup, évêque d'Orléans, un libéral longtemps ultramontain qui redoutait à la fin une centralisation romaine excessive et des orientations autoritaires inopportunes; et tel le théologien Dollinger et autres  intellectuels du milieu universitaire allemand.

Un autre facteur qui joua en faveur de la préparation des mentalités  face à ce dogme furent les malheurs politiques qui ce sont abattus sur le Pape Pie IX qui lui attirèrent une sympathie populaire sans précédent.  Le Pape y vit un appui providentiel à ses efforts pour renforcer l'autorité du Saint-Siège et ainsi assurer la restauration de la vie religieuse, menacée par la vague montante d'un libéralisme majoritairement anticlérical ; donc, tout naturellement, il se fit un plaisir d' encourager le mouvement ultramontain et ses idées, notamment celle de l'infaillibilité pontificale.

Mais un troisième facteur eut une influence considérable dans la promotion et la proclamation de l'Infaillibilité et ce fut la perte du pouvoir politique du Vatican et la perte de ses États Pontificaux. Le Pape en prévoyant la perte de ses États et en prévoyant la perte des appuis traditionels des États Éuropéens, s'est adonné entre les années '60 et '70, à une oeuvre de réstauration doctrinale  et disciplinaire intransigeante qui indiquait clairement vouloir se passer de leurs vouloirs et de leurs influences pour se centrer sur la protection des valeurs intérieures de l'Église.  Il fallait préserver les fondations de la doctrine catholique et préserver le magistère pontifical des assauts du révisionisme libéral héretique, plus dangereux que la démagogie anticléricale.  Devant les troupes italiennes qui venaient le déposséder de ses terres et de son pouvoir temporel, le Pape comprit que l'Église de Rome pouvait être sauver seulement en se donnant une nouvelle mission, non plus temporelle, mais spirituelle qui aurait fait de lui le chef spirituel de la chrétienneté.  Fini les alliances avec les États et les nouveaux nationalismes qui surgissaient en Éurope, pour créer une alliance avec le peuple chrétien de la planete.  Le Pape se servira du Concile Vatican I pour promouvoir cette nouvelle idéologie et avec elle la primauté absolu du Souverain Pontife.

Le 13 juillet 1870 le concile approuvait le texte  qui affirmait l'Infaillibilité Pontificale: " Nous enseignons et proclamons comme un dogme révélé de Dieu :Le pontife romain, lorsqu'il parle EX CATHEDRA, c'est à dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine, EN MATIERE DE FOI OU DE MORALE, doit être admise par toute l'Eglise, jouit par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette INFAILLIBILITE dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l'Eglise, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables de par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Eglise. "

Même si le concile avait assuré ses membres les Évêques qui gouverneraient en collégialité avec le Pape, le siècle qui a suivi a démontré que les Papes ont gouverné d'une main de fer en gardant les Évêques sous le boisseau.  Il faut carrement  admettre que l'accent  mis par Vatican I sur les pouvoirs du Pape a créé un désiquilibre dans le gouvernement de l'Église en faveur du Pape. Celui-ci est reconnu infaillible non seulement dans certains domaines ayant trait à la foi,mais il se voit également doté très officielement d'un pouvoir plenier et souverain de jurisdiction sur toute l'Église. C'est seulement le concile Vatican II qui viendra corriger (en principe) cette situation.  Mais en réalité tout cela ne change rien, car le Pape continu de gouverner en maître sur l'Église entière.  L'épiscopat est muselé encore aujourd'hui et il ne peut rien devant la pensée et les direcitves de Rome.  N'oublions pas non plus que la proclamation de ce dogme a éloigné les églises chrétiennes et orthodoxes qui contestent depuis des siècles les pouvoirs du Pape de Rome. 

Ce dogme est-il vraiment nécessaire?  Non, quand on regarde la simplicité avec laquelle l'Évangile a été annoncé et quand on sait que le Christ n'a rien voulu de ce pouvoir,qui ressemble trop aux pouvoirs de ce monde.  La curie Romaine n'a rien compri et elle traine toujours le poid qui la rendue vulnérable à partir du jour où l'empereur Constatin l'a associée au pouvoir séculier.

Masfrakal

[ publié par arxkalena le 2003-04-26 11:18:16 ]

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[ Samedi 26 avril 2003 ]

L'infaillibilité, vraiment nécessaire?

Il y a des faits historiques qui sont contestables surtout quand ils ont un impact séculaire sur la vie des croyants.  L'infaillibilité pontificale est un de ces faits historiques dont encore aujourd'hui on peut mettre en cause l'opportunité.  Je rapelle que la proclamation de ce dogme est en contradiction avec les textes des Évangiles, car l'Église est avant tout "Apostolique", c'est-à-dire gouvernée par Pierre et les apôtres, présents en leurs succésseurs, le Pape et le collège des évêques. Alors pourquoi, après tant de siècles, Rome a senti le besoin de proclamer l'infaillibilité du Pape? Ne l'était-il pas auparavant, et ce serait-il trompé par le passé dans ses décisions d'ordre théologique et morale?  La force spirituelle et morale de l'Église n'aurait-elle pas été plus grande si elle se serait reformée de l'intérieur, en revenant à l'Évangile, comme le demandaient les réformateurs depuis le XVIème, au lieu de se donner un pouvoir qui est venu élargir le fossé parmi les croyants, protestants et orthodoxes ?

Disons que souvent l'Église de Rome a réagit dans ses décisions à son époque,c'est-à-dire aux politiques des états éuropéens ainsi qu'aux idéologies qui ont prévalues sur ce continent.  Et c'est ce qui s'est passé lors du concile Vatican I et la proclamation de l'Infaillibilité Pontificale. 

Un premier mouvement qui a favorisé la venue de ce dogme est venu de France.  Il existait dans ce pays,pendant tout le XIX siècle, un mouvement qui s'appelait l'"ultramontanisme" qui défendait la papauté et ses intérêts contre les attaques virulents du "gallicanisme" qui lui soutenait  une grande autonomie face au pouvoir de Rome. La force des ultramontains fut très grande et avant le concile et pendant le concile et réussit non seulement à préparer les mentalités, mais aussi à influencer grandement le vote pour la proclamation du dogme.  Disons qu'il y eut des oppositions,mais elles ne réussirent pas à bloquer le projet: ce fut le cas en France et en Allemagne, où des évêques, des prêtres et des intellectuels lui furent opposés, tel Monseigneur Dupanloup, évêque d'Orléans, un libéral longtemps ultramontain qui redoutait à la fin une centralisation romaine excessive et des orientations autoritaires inopportunes; et tel le théologien Dollinger et autres  intellectuels du milieu universitaire allemand.

Un autre facteur qui joua en faveur de la préparation des mentalités  face à ce dogme furent les malheurs politiques qui ce sont abattus sur le Pape Pie IX qui lui attirèrent une sympathie populaire sans précédent.  Le Pape y vit un appui providentiel à ses efforts pour renforcer l'autorité du Saint-Siège et ainsi assurer la restauration de la vie religieuse, menacée par la vague montante d'un libéralisme majoritairement anticlérical ; donc, tout naturellement, il se fit un plaisir d' encourager le mouvement ultramontain et ses idées, notamment celle de l'infaillibilité pontificale.

Mais un troisième facteur eut une influence considérable dans la promotion et la proclamation de l'Infaillibilité et ce fut la perte du pouvoir politique du Vatican et la perte de ses États Pontificaux. Le Pape en prévoyant la perte de ses États et en prévoyant la perte des appuis traditionels des États Éuropéens, s'est adonné entre les années '60 et '70, à une oeuvre de réstauration doctrinale  et disciplinaire intransigeante qui indiquait clairement vouloir se passer de leurs vouloirs et de leurs influences pour se centrer sur la protection des valeurs intérieures de l'Église.  Il fallait préserver les fondations de la doctrine catholique et préserver le magistère pontifical des assauts du révisionisme libéral héretique, plus dangereux que la démagogie anticléricale.  Devant les troupes italiennes qui venaient le déposséder de ses terres et de son pouvoir temporel, le Pape comprit que l'Église de Rome pouvait être sauver seulement en se donnant une nouvelle mission, non plus temporelle, mais spirituelle qui aurait fait de lui le chef spirituel de la chrétienneté.  Fini les alliances avec les États et les nouveaux nationalismes qui surgissaient en Éurope, pour créer une alliance avec le peuple chrétien de la planete.  Le Pape se servira du Concile Vatican I pour promouvoir cette nouvelle idéologie et avec elle la primauté absolu du Souverain Pontife.

Le 13 juillet 1870 le concile approuvait le texte  qui affirmait l'Infaillibilité Pontificale: " Nous enseignons et proclamons comme un dogme révélé de Dieu :Le pontife romain, lorsqu'il parle EX CATHEDRA, c'est à dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine, EN MATIERE DE FOI OU DE MORALE, doit être admise par toute l'Eglise, jouit par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette INFAILLIBILITE dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l'Eglise, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables de par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Eglise. "

Même si le concile avait assuré ses membres les Évêques qui gouverneraient en collégialité avec le Pape, le siècle qui a suivi a démontré que les Papes ont gouverné d'une main de fer en gardant les Évêques sous le boisseau.  Il faut carrement  admettre que l'accent  mis par Vatican I sur les pouvoirs du Pape a créé un désiquilibre dans le gouvernement de l'Église en faveur du Pape. Celui-ci est reconnu infaillible non seulement dans certains domaines ayant trait à la foi,mais il se voit également doté très officielement d'un pouvoir plenier et souverain de jurisdiction sur toute l'Église. C'est seulement le concile Vatican II qui viendra corriger (en principe) cette situation.  Mais en réalité tout cela ne change rien, car le Pape continu de gouverner en maître sur l'Église entière.  L'épiscopat est muselé encore aujourd'hui et il ne peut rien devant la pensée et les direcitves de Rome.  N'oublions pas non plus que la proclamation de ce dogme a éloigné les églises chrétiennes et orthodoxes qui contestent depuis des siècles les pouvoirs du Pape de Rome. 

Ce dogme est-il vraiment nécessaire?  Non, quand on regarde la simplicité avec laquelle l'Évangile a été annoncé et quand on sait que le Christ n'a rien voulu de ce pouvoir,qui ressemble trop aux pouvoirs de ce monde.  La curie Romaine n'a rien compri et elle traine toujours le poid qui la rendue vulnérable à partir du jour où l'empereur Constatin l'a associée au pouvoir séculier.

Masfrakal

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